La charge mentale. Une nouvelle définition à la mode pour présenter le beau bazar qui plombe parfois notre esprit. C’est en effet, tout sauf léger que mener de front les tâches du boulot, réserver les prochaines vacances, organiser la cousinade annuelle, penser à la liste de courses de ce soir et trouver une date pour aller au cinéma avec Anaïs et Jean-Baptiste. De quoi s’y perdre et se perdre dans une boucle vicieuse d’un manque de confiance et d’estime de soi pour finir par se décourager et remettre à plus tard pour plonger dans la fameuse procrastination. Voici quelques pistes pour vous aider à faire le tri, alléger cette charge mais aussi bien la vivre car il ne s’agit pas d’aller contre mais avec le mouvement de la vie.

La fin n’existe pas 

Qui n’a jamais pesté de ne pas avoir eu de temps pour soi à la fin d’une journée bien remplie ? Du fait de ce piège classique qui met une condition de se reposer et profiter d’une pause plaisir quand tout sera fini, nous ne nous arrêtons finalement pas. Car nous avons perdu de vue une notion essentielle : ça ne s’arrêtera jamais. Il y aura toujours quelque chose après. C’est pourquoi avant même de vouloir alléger cette charge dans sa gestion pragmatique nous verrons ça juste après, il est bon de changer notre perception sur cette charge. En commençant par reconsidérer le temps comme une spirale infinie et non une ligne avec un début et une fin pour faire disparaitre ces injonctions je dois et il faut qui mettent de l’huile sur le feu. Car même si la cravache réveille, dans son excès elle démotive et devient contreproductive. Vous avez le temps, puisqu’il est infini…Une perception dans l’absolu qui apaise la pression et favorise donc la concentration et finalement l’efficacité. 

En douceur

Il est donc essentiel de faire de la place à des pauses, à du rien dans ce cycle infini du faire. Faire du rien qui est différent de ne rien faire revient à s’offrir régulièrement un moment, même 5 minutes pour respirer au grand air, écouter son morceau préféré, boire une boisson chaude… Se changer les idées comme on dit, est un processus incontournable pour boucler la boucle de ce qui vient d’être fait et retrouver de l’énergie pour la suite. Créer des espaces vides pour être de nouveau plein de courage et d’entrain. Paradoxal ? Pas tant que ça. C’est plutôt la clé pour tenir le cap et la fraicheur d’action tout au long de notre journée.

La peur de la fin

Alors pourquoi ne pas oser s’offrir davantage de respiration, d’espace vide où le calme, la pause peut permettre cette régénération vitale ? La peur du vide est fautive. Cette crainte d’être inefficace voir inutile nous pousse finalement à remplir à outrance. Cette même peur qui pollue bon nombre d’endroits de notre vie en plus de notre agenda. Certains concrets comme nos placards devenus obèses ou plus subtils comme nos relations toxiques encore entretenues nous parlent de cette difficulté de s’offrir une actualité alignée avec nos réels besoins. 

Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre.

Après avoir reconsidéré le temps comme une spirale sans fin, regardé ce que nous comblons par le surplus d’activités, offert du temps pour se poser, il reste un dernier point pour bien vivre cette charge mentale qui fait partie du voyage. L’humilité. Car même si nous voulons souvent nous prouver que nous sommes Shiva déesse hindoue aux 12 bras ou Superman, il est judicieux d’apprendre à estimer le temps nécessaire pour mener à bien une tâche et construire en conséquence notre agenda en n’oubliant pas de faire de la place aux imprévus : piment quotidien qui fait partie de la recette d’une journée normale. Comme lors d’un buffet, ça n’est pas parce que tout est à manger qu’il nous revient de tout manger. Offrez-vous la douceur d’en prendre à votre mesure et dégustez la cerise sur le gâteau : s’autoriser à déléguer voire de demander de l’aide pour faire ce que vous avez à faire.

Les 6 étapes pour passer à l’action

Maintenant que la charge est allégée par ces nouveaux angles de vues il n’en reste pas moins du pain sur la planche. Alors action !

  1. Lister
    Tout d’abord videz-vous l’esprit.Notez, sans vous soucier de hiérarchiser les tâches, tout ce qui vous passe par la tête. Autre version : dès que vous vous entendez dire il faut que je…. Ne le laissez plus tourner de façon stérile dans votre esprit, notez-le. 
  2. Hiérarchiser
    Triez votre liste à l’aide des deux notions important/urgent. Choisissez les 5 premières choses à traiter. Précisez-les. Si par exemple vous devez organiser vos prochaines vacances cela inclus plusieurs sous actions comme : rechercher une location, acheter des billets de trains, organiser le budget…
  3. Estimer la durée
    Définissez la place que chaque tâche va prendre en temps. Construisez votre journée votre semaine, votre mois, votre trimestre comme un puzzle. Essentiel pour vous reconnecter à la réalité et prendre du recul avec l’idéal.
  4. Faire une chose à la fois 
    Etanchéifiez vos actions. Concentrez-vous à 100% sur une chose listée à la fois et une seule. Le meilleur moyen d’être efficace et d’avancer vite.
  5. Se féliciter
    Une fois la tâche accomplie, l’auto-louange est un carburant très puissant pour lancer le cercle vertueux de l’encouragement et de la confiance en soi.
  6. Boucler la boucle
    Dégustez un « ça, c’est fait ! » en rayant avec joie sur votre liste ce qui vient d’être fait, en respirant profondément quelques minutes, en buvant une boisson chaude, en vous offrant cette « récompense » d’un moment de rien pour vivre cette bulle d’oxygène et avec une clarté d’esprit renouvelée attaquer la chose suivante.

Je vous remercie pour votre intérêt et vous donne rendez-vous début mars pour un nouveau thème.
Au programme : Par quoi commencer son rangement de printemps ?
En attendant retrouvez-moi sur www.letriconscient.fr.